Aujourd’hui, le taux de survie des enfants et adolescents atteints de cancer atteint 80 %, grâce au diagnostic précoce et aux progrès thérapeutiques. Cependant, les traitements entraînent fréquemment des effets secondaires, notamment des altérations sensorielles (goût, odorat, texture), qui réduisent l’appétit, le plaisir de manger et la prise alimentaire, augmentant ainsi le risque de malnutrition, qui touche plus de 45 % des patients pédiatriques. Malgré leur impact sur la qualité de vie et la réponse aux traitements, ces altérations, en particulier celles de l’odorat et de la somesthésie orale, restent peu étudiées chez l’enfant. De plus, les études existantes n’ont pas évalué la perception des textures, pourtant essentielle à l’acceptation alimentaire. Cette étude de faisabilité visait à évaluer les capacités gustatives et olfactives, la fonction salivaire et les préférences de texture chez des enfants atteints de cancer, à l’aide d’une étude interventionnelle à bras unique.
Population :
18 patients entre 7 et 17 ans, nouvellement diagnostiqués avec des malignités oncologiques ou hématologiques
Temps d’évaluation :
Tests effectués :
Seulement la moitié de l’effectif prévu a été recruté, principalement en raison des refus de participation liés aux symptômes induits par la maladie ou les traitements.
Les principales limites concernaient la durée des évaluations et les contraintes du contexte clinique. Des adaptations méthodologiques visant à réduire le temps d’évaluation sont nécessaires afin d’améliorer la faisabilité et l’acceptabilité des protocoles chez les enfants atteints de cancer.