CANUT-2 – Evaluation d’un accompagnement diététique pendant la chimiothérapie
Population
209 patients (cancer du sein, gynécologique, pulmonaire, urologique)
Introduction
La chimiothérapie entraîne fréquemment des altérations sensorielles, des difficultés alimentaires et une diminution de la qualité de vie liée à l’alimentation. L’étude CANUT 2 visait à évaluer l’effet d’un accompagnement diététique structuré via un guide papier développé en amont (guide CANUT/CERYSE) sur la qualité de vie alimentaire et à décrire l’évolution des fonctions chimiosensorielles et des comportements alimentaires au cours de la chimiothérapie.
Méthodologie
209 pPopulation :
209 patients adultes naïfs de chimiothérapie atteints de cancers du sein, gynécologiques, pulmonaires stade IV ou urologiques stade IV, randomisés entre une intervention (guide CANUT + conseils diététiques + suivi téléphonique) et les soins standards.
Temps d’évaluation :
- Avant le début de la chimiothérapie
- Au 4ème cycle de chimiothérapie
Tests effectués :
-
- CANUT-QVA ;
- EORTC QLQ-C30 ;
- rappel alimentaire de 24 h ;
- anthropométrie ;
- force de préhension ;
- Scratch & Sniff Test (odorat) ;
- Taste Strip Test (goût) ;
- questionnaires sur la consommation alimentaire et des condiments.
Principaux résultats
- L’intervention n’a pas amélioré la qualité de vie alimentaire, les apports nutritionnels, les paramètres anthropométriques, les fonctions sensorielles ou les comportements alimentaires par rapport aux soins standards.
- Au cours de la chimiothérapie, une diminution de l’identification des odeurs ainsi qu’une augmentation de leur intensité perçue, accompagnée d’une diminution de leur agréabilité et de leur familiarité, ont été observées.
- Les fonctions gustatives sont restées globalement préservées, hormis une légère diminution de la détection gustative.
- Certaines consommations alimentaires et de condiments ont évolué, sans qu’un profil cohérent ne se dégage ni qu’un lien clair avec les modifications sensorielles puisse être établi.
Conclusion
Aucun effet significatif de l’intervention n’a été observé sur la qualité de vie alimentaire. Compte tenu de son intensité relativement faible et de l’hétérogénéité de l’adhésion des participants au guide CANUT/CERYSE, son potentiel d’impact sur les paramètres évalués a pu être limité. Le retour de satisfaction, globalement très positif des patients (critère subjectif) a tout de même apporté des éléments favorables pour poursuivre le projet et créer l’interface e-santé.