SOMESTALIM-2 – Développement et évaluation d’aliments adaptés sur le plan sensoriel chez des patients atteints de cancer

Publication

En cours

Population

83 patients atteints de cancer

Auteurs

Introduction

Les altérations sensorielles et les symptômes buccaux liés au cancer et à ses traitements peuvent altérer le plaisir de manger, réduire les apports alimentaires et favoriser la dénutrition. L’objectif de cette étude était de développer des aliments adaptés aux besoins sensoriels des patients et d’évaluer leur appréciation.

Méthodologie

Population :

3 parties :

  • (1)  4 patients atteints de cancer (focus groupe) ;
  • (2) 68 volontaires sains (validation) ;
  • (3) 83 patients sous traitement anticancéreux actifs (étude clinique).

 

Temps d’évaluation :

  • Pendant le traitement anticancéreux actif (lors d’une séance de traitement en HDJ

 

Tests effectués :

Focus groupe :

    • développement de six concepts alimentaires,
    • validation en focus groupe et avec volontaires sains.

 

Étude clinique :

    • évaluation sensorielle de versions de référence et améliorée (échelles VAS et JAR) ;
    • questionnaire sur les symptômes buccaux ;
    • questionnaire sur les altérations sensorielles ;
    • mesure de la salive (pH, débit salivaire stimulé, pouvoir tampon) ;
    • test de sensibilité au PROP ;
    • questionnaires sur les altérations sensorielles, les symptômes buccaux, les préférences alimentaires liées aux caractéristiques sensorielles, les difficultés alimentaires et le comportement alimentaire
    • analyses de clusters et corrélations.

Principaux résultats

  1. Deux aliments concepts (cromesquis aux champignons et panna cotta avec coulis de mangue et crumble d’amandes) ont été retenus.
  2. Chez les patients, la panna cotta avec texture renforcée a obtenu des scores d’appréciation significativement plus élevés, tandis que l’intensification de la saveur du cromesquis a augmenté l’intensité perçue sans améliorer l’appréciation.
  3. Les symptômes les plus fréquents étaient la sécheresse buccale (66 %), la dysgueusie (63 %), la sensibilité dentaire (58 %) et la phantosmie (58 %).
  4. Une importante hétérogénéité sensorielle a été observée, avec 39 % des patients rapportant des modifications sensorielles et 58 % classés comme non-répondeurs au goût PROP.

Conclusion

De subtiles modifications sensorielles peuvent améliorer l’appréciation des aliments chez les patients atteints de cancer, mais leur efficacité dépend de la matrice alimentaire et du type de modification sensorielle. Les résultats soulignent l’importance d’une approche centrée sur le patient et suggèrent que des stratégies sensorielles personnalisées sont préférables à une approche universelle.